James – 18 mois

18 mois! Un an et demi ! James continue de pousser.

Je ne compte plus ses dents. Il en a plein, et je n’aventurerai pas plus jamais un de mes doigts dans cette petite bouche acérée. On n’a que dix doigts, il s’agit de les préserver! Lui qui s’était calmé, il a ressorti ses dents pour nous me mordre. On va mettre ça une fois de plus sur le compte d’une nouvelle dent à venir.

Il marche bien maintenant (depuis mi mars). Il court, il tourne sur lui même. Il court après son ballon en tapant dedans tel un footballer professionnel. Bref, il maîtrise (ce qui n’empêche pas quelques merveilleux gadins).

Il chante à tue tête “the wheels on the bus” avec les paroles s’il vous plait : ”up and down, up and down, all day long” et fredonne “A vous dirais-je maman”. Sauf que « A vous dirais-je Maman », je ne lui ai jamais chantée. En fait c’est « Twinkle Twinkle Little Star ». Il a bien compris qu’il pouvait écouter tout ça sur l’ordinateur. Il va donc dans notre chambre, montre l’écran et dit “up and down”. A vous de vous exécuter dans les 30 secondes.

Dans son bain, il passe 20 minute à transvaser l’eau entre passoires, bols, pots de petit suisse vides et entonnoirs. Et s’étonne toujours des bulles de savon qui apparaissent quand je le rince.

Il mange tout seul ou presque (je lui laisse manger ses petits suisse seul. La purée, ça tâche trop )

Il aime de plus en plus les livres : il va les chercher dans sa chambre et me les amène pour qu’on puisse les lire ensemble. Il pense que les loups et les ours sont des “loulou” parce que je prends la même voix pour faire Papa Ours dans Boucle d’Or que pour faire le Grand Méchant Loup dans Les Trois Petits Cochons.

Il commence d’ailleurs à bien imiter les animaux (mais sachant qu’il m’imite moi en train d’imiter des animaux, on s’éloigne de la vérité quand même).

Il “parle” ! Son premier mot a été “car” (voiture en anglais). Si bien qu’il le répète dès qu’il en voit une (laissez moi vous dire qu’il a tendance à le répéter trèèèèèèèèèès souvent et que je répète trèèèèèèèèèèèès souvent “oui, voiture”). Il dit également “bobo” ou “bo” pour “ball” (ballon en anglais). Selon la nounou, il dit aussi “tree” (arbre) et “shoes” (chaussures), mais personnellement, je n’ai jamais entendu ceux là. Il ne dit rien en Français, même pas “Maman” ou “Papa” même s’il sait très bien qui est Maman et qui est Papa. A tel point qu’on se demande s’il ne le ferait pas exprès…

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Monsieur et Madame

“Ca, c’est fait” comme on dit dans le jargon. Après 6 mois de préparatifs intenses, nous sommes mariés! On a donc le droit désormais de m’appeler Madame sans que je puisse répondre un petit “Non, c’est Mademoiselle” (D’un autre côté, je n’ai pas souvent eu à répondre ça vu qu’on me demande encore parfois ma carte d’identité pour acheter du vin…)

Bref, nous avons passé avec Patrick une journée inoubliable, chargée en choses à faire, en nuages, en bisous et en émotions.

Nous nous sommes donc passé la bague au doigt en fin de matinée à la mairie, entourés de la famille et de nos témoins.

Le temps capricieux s’est un peu levé à notre sortie pour nous permettre d’aller prendre une petite coupe de champagne au soleil chez mes parents (ce fut plus court pour les 4 personnes qui sont restées coincées dans l’ascenseur une petite demi-heure…)

Puis nous avons pris la route pour la cérémonie et la soirée…sous des trombes d’eaux et les éclairs. Adieu cérémonie, cocktail et photos dans les jardins sous peine d’invitées plantées dans le gazon avec leurs talons et de mariée avec une belle traine verte. Merci salle de repli donc! Patrick est rentré au bras de sa Maman, moi au bras de mon Papa. Xavier nous a fait l’honneur d’animer la cérémonie et nous avons donc pris notre engagement pour la vie à deux trois devant famille et amis.

Nous avons passé une journée et une soirée absolument magiques, entourés des gens qu’on aime. Nous avons usé la piste de danse jusqu’à 5 heures du matin, grâce à une fine équipe de vainqueurs!

Merci encore à tous de nous avoir entourés ou d’avoir pensé à nous le jour J. Nous sommes encore sur notre petit nuage.

Plus de photos suivront très bientôt!

N’hésite pas à enlever la coque

Après quelques semaines de maladies incessantes (otite, rhume, gastro) et près d’un bon kilo de perdu, James reprend goût à la nourriture.

Il mange comme un ogre depuis une bonne semaine, et il a déjà repris 500g.

Hier soir, je l’ai laissé quelques secondes le temps de nettoyer sa cuiller pour lui donner son yaourt. De retour dans le salon, j’ai trouvé ça sur le plateau de sa chaise haute :

Voilà. Monsieur a faim. Monsieur aime le fromage. Monsieur est assez habile de ses dix doigts pour extirper le babybel de son papier, le mettre dans sa bouche sans enlever l’enveloppe en cire et croquer dedans pour avoir le fromage. Une vraie petite souris ce poussin (vous inquiétez pas, il a recraché la cire – Monsieur est un gourmet).

Ca file, ça file…

 

15 mois. C’est étrange, quitte les premiers mois de la vie de James m’ont paru longs (le manque de sommeil et la fatigue certainement), quitte je trouve maintenant que le temps passe de plus en plus vite.

Il n’y a pas si longtemps, je le tenais encore dans mes bras et le berçait pour qu’il veuille bien s’endormir. Maintenant, si j’essaie de le bercer, il dépasse de tous les côtés…et mes bras / mon dos crient au secours!

Il n’y a pas si longtemps, je vérifiais qu’il ne tombe pas quand il était assis, et jonchais le sol de coussins. Mais depuis qu’il s’est mis à ramper, on ne l’arrête plus. Evidemment, il tombe parfois, mais dès qu’on lui dit “badaboum”, il se met à rire.

Bref, James a 15 mois. Il continue de pousser. Il dépasse de peu la table de la salle à manger.

Il a 9 dents dont il sait bien se servir, non seulement pour manger, mais aussi pour nous faire des “bisous”. C’est très étrange, il ne fait ses bisous avec les dents qu’à ses parents. Il nous regarde, tend les bras, ouvre la bouche en grand et s’approche de notre visage… Nous on a juste peur.

Il crapahute partout. Il ne marche pas encore tout seul, mais se débrouille bien (quand il veut) quand on le tient à deux mains, voire à une main. Il commence à se lâcher (de préférence sur la moquette) mais il est tellement prudent qu’il ne le fait que rarement. Il monte les escaliers tout seul. Il adore le toboggan ou glisser sur les boudins de la Jungle Gym.

Il danse sur la musique, qu’il aime toujours autant écouter, surtout depuis qu’une amie nous a donné un disque de contines.

Nouveauté ces dernières semaines : il déteste le bain. Il ne daigne même pas s’assoir au fond de la baignoire. Donc il reste debout dans son bain à me passer les jouets qu’il réussit à attrapper. Lui laver les cheveux est toujours un calvaire et le laver tout court devient compliqué (surtout pour le rinçage).

Ses jeux préférés ne sont pas ses jouets, mais nos objets à nous. Il adore quand même son livre sur les instruments, son tigre blanc et nos sous-bocs avec les animaux d’Australie. Depuis que nous avons compris qu’on pouvait vérouiller le clavier du téléphone, ça l’intéresse beaucoup moins. Sinon, il prend un malin plaisir à allumer et eteindre la télé, surtout quand essaie de la regarder.

Il adore voir d’autres enfants. Ce qui nous fait dire que nous allons faire des playdates bien plus souvent le week-end! Parce que quand d’autres enfants sont là, on n’a pas vraiment besoin de le regarder jouer.

Il boit son biberon tout seul (oui, il aurait très bien pu le faire avant, mais très égoistement, on aimait bien le garder sur nous le matin pour le lui donner).

Il se congratule lui même en tapant dans ses mains.

Il fait au-revoir quand les gens partent.

Il crie quand on a la malheur de ne pas le regarder jouer ou quand on parle à quelqu’un d’autre .

Il ne prononce toujours aucun mot (du dictionnaire), mais on sent qu’il aimerait bien nous dire des choses quand même. On a hâte d’ailleurs!

Tout ça pour dire que ce qu’on dit est vrai : les premiers moments, ça passe vraiment trop vite.

Ca pousse toujours

Comme l’a fait remarquer Violaine, c’est vrai que je me laisse un peu aller en ce moment et que je n’écris pas grand chose ces temps-ci. Pourtant, mes journées sont bien occupées je dois dire.

Bref. James pousse toujours bien vite.

Il a soufflé essayé d’éteindre avec ses petites menottes sa première bougie et il a maintenant 13 mois passés.

Il court un peu partout à 4 pattes et se tient bien debout (il s’accroche à tout ce qu’il peut trouver, dont nous). Il maîtrise désormais complètement la marche « en crabe » autour de la table basse et du canapé. Il a aussi passe son permis camion a Noel.

Il aime toujours taper sur la télé et aller dans les coins où on préfèrerait qu’il n’aille pas : la cuisine (histoire d’ouvrir tous les placards. la majorité ne peuvent pas être sécurisés et il se fait donc bien plaisir), la salle de bain (apparemment, soulever la lunette des toilettes, la refermer sur ses mains (aie) et mettre les mains dans la cuvette l’amuse beaucoup. De même que s’amuser avec le dérouleur de papier toilette.

Notre concept des portes qui ne ferment plus a été remplacé par des portes fermées. Entre temps, comme les poignées sont placées à hauteur de poignées pour nains (ou pour enfants de 13 mois), notre poussin réussit à les ouvrir sans problème. Merveilleux.

Monsieur a toujours un caractère certain. Il pleure et tape des pieds et des mains quand on lui enlève le jouet l’objet interdit avec lequel il est en train de jouer. Son préféré, le téléphone : il est le seul de la famille à savoir appeler l’autre téléphone de la maison. Il appuie sur les boutons, ça fait du bruit et de la lumière, bref, il est content. Nous on l’est moins quand on se rend compte qu’il a passé un coup de fil à l’étranger. Oui, on a essayé de lui donner un vrai téléphone qui ne marche pas. Rien à faire, ça ne l’intéresse pas.

Il tape toujours bien dans ses mains, et fait coucou. Il commence à jouer avec des gros légos ou peut passer des heures à mettre un bouchon sur une bouteille. Et quand il réussit, il pousse un petit « Ahh » de satisfaction.

Il a bon appétit et me donne les miettes de ses gâteaux (miam).

Il a 6 dents dont il sait bien se servir, non seulement pour manger, mais aussi pour nous faire des « bisous », ou manger ses poissons de bain.

Il ne prononce toujours aucun mot (du dictionnaire), mais il est sur la bonne voie, vu qu’il babille toute la journée. Il peint, crayonne des oeuvres d’arts plus cotées les unes que les autres; et oui, on se doute que sa carte de Noël, c’est pas lui qui l’a faite.

Bref, il nous fait bien rire, et occupe bien nos journées.

La couleur des sentiments – Kathryn Stockett

Diane m’avait chaudement recommandé ce livre et me l’avait prêté… en Septembre. Un peu fatiguée de mes journées, j’avançais à pas de fourmi (sans la vitesse). Mais ma petite semaine de vacances (sans le Petit Poussin) m’a permis de le finir en deux temps trois mouvements.

Ce que dit la quatrième de couv’:
Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante. Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

Ce que j’en ai pensé :
J’ai toujours adoré l’époque des années 60. Mais cette fois, je la découvre sous un angle nouveau : celui des Noires du Mississpi. Un livre incroyable qui raconte la ségrégation en laissant la parole à deux bonnes noires (au service de familles blanches) et une bourgeoise blanche qui voudraient faire changer les choses. Les maitresses de maison ne sont pas diabolisées, les bonnes ne passent pas pour des gentilles à défendre. Il s’agit juste de montrer leurs relations au jour le jour. On ne peut s’empêcher de penser que tout ça se passait il y 50 ans à peine.

Mon avis :

Franchement, non – Mouaif – Bon – Très Bon – A ne pas manquer

James – 11 mois

Avec un peu de retard donc… James a un mois de plus ! 11 mois messieurs dames. Quoi de neuf chez nous?

Monsieur continue de ramper. Il a ajouté à ses talents le 4 pattes. Il se débrouille plutôt bien sur la moquette et les tapis. Sur le carrelage et le parquet, il va moins vite et se la joue paresseux en faisant glisser ses jambes. Je vais finir par lui mettre une serpillère, histoire d’avoir toujours un parquet niquel.

Autre nouveauté, Monsieur se met debout dès qu’il trouve un meuble auquel s’accrocher, ou à défaut mon pantalon.

Il aime toujours autant les objets interdits. Malgré la multitude de jouets dont il dispose, il préfère tirer les fils, sortir les serviettes en papier de la table basse, aller jouer avec la plante verte mettre ses mains dans la terre, trainouiller près du casier à bouteilles comme si de rien (on a mis les meilleures en haut au cas où), ouvrir et fermer les portes (je précise que plus aucune porte chez nous ne ferme, ce qui parfois est assez énervant (le cycle essorage pendant un film par exemple)), sortir les livres de la bibliothèque, faire rouler l’aspirateur, jouer avec le seau pour la serpillère, le lecteur DVD… Mais son jeu préféré reste l’étendoir à linge. Il le secoue dans tous les sens, attrappe les vêtements un par un pour les jeter par terre et les trier. Je n’ai d’ailleurs toujours pas découvert les critères de son tri et ne le découvrirai jamais puisque le linge sèche désormais dans la salle de bain, porte fermée (oui, ça sèche moins vite). Bref, Monsieur est une machine à bêtises.

Monsieur est également doté d’un caractère certain. Si on a le malheur de lui enlever son objet de prédilection (puisqu’en général il est interdit), il se met a pleurer, et à taper des pieds.

Le bain est devenu un moment redouté. Il est désormais passé dans la grande baignoire. Mais il adore se mettre debout et manger le rebord. Je sue donc à grosses gouttes et attend impatiemment la fin du bain.

Il aime toujours autant les chansons et les livres. Son meilleur ami est toujours son tigre blanc, qui perd ses poils un peu plus chaque jour.

Il tape bien dans ses mains mais ne sait pas trop pourquoi.

Il a maintenant 5 dents : deux en bas, trois en haut. la sixième ne devrait pas tarder. Les déjeuners et les diners sont toujours un peu difficiles s’il n’y a pas un jeu pour le distraire de sa purée. Mais dans l’ensemble, on peut pas se plaindre, il mange.

En résumé, je crois que « Non » est le mot principal de mon vocabulaire. Et le poussin va finir par croire que c’est son nom de famille.